22/01/2007

La ballade des ours

Si je me ballade avec un seau d’eau de pluie en me tortillant dans tous les sens, ne pensez pas que je suis vingt-cinq dans ma tête, c’est juste que je dois aller pisser, je « D systèmise » parce que le chantier n’est pas raccordé en eau.

Si je marche tel un ours qui vient de sortir d’hibernation, ne pensez pas que j’ai viré ma cuti, c’est juste qu’avec des chaussures de chantier, même le pas gracieux d’Anastasia laisserait des marques dans le béton.

Si on me voit à un kilomètre, ne pensez pas que j’ai décidé d’échanger la classe sobriété du noir contre l’éclat vif du jaune fluorescent, c’est uniquement parce qu’être visible sur chantier est une obligation.

Si vous me voyez errer le long des bornes autoroutières ne pensez pas que je tente de me suicider, c’est seulement mon patron qui veut ma mort, enfin je crois.

Si vous me croisez dans le restaurant d’une sombre station autoroutière de la région de Namur déjeunant toute seule, ne pensez pas que je n’ai pas d’ami, je suis juste la seule pauvre âme de ce chantier qui n’a pas de gentille petite femme qui me prépare au matin, mon somptueux repas de midi.

Et surtout ne vous retournez plus dès que vous entendez ma voix, non je ne suis pas un ouvrier castrat mais bien une femme, certes cachée sous l’uniforme disgracieux et jaune fluo qui comprends, le casque, la veste et les chaussures de chantier

18:03 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

21/09/2006

J'ai déjà tué pour moins que ça!

 

Il commence mal le nouveau stagiaire.

 

- Lola: je me méfies de ce type, il lorgne vicieusement.

- Le nouveau: quoi? Même toi?

- Lola: ... (et poc fit le menton sur le parquet)

- Le nouveau: ah! euh! non, c'est pas ça que je voulais dire mais euh enfin bon oops, ok, je sors!

- Lola: mouahahahaha

 

14:22 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

20/09/2006

Fallait pas l'inviter!

 

Parce que la ville est aux vélos, parce que c'est les journées du patrimoine, Chez Antoîne c'est la file pour les frites.

Derrière nous, dans cette file interminable, un couple. Une blonde, vraiment canon et son mec discutent de la meilleure tactique pour pas s'emmerder à faire la file. La blonde canon propose qu'ils fasse une tournante, l'un fait la file pendant que l'autre va déjà s'assoire à une terrasse avec leurs amis. Le mec prend le premier quart pendant que sa blonde s'éloigne vers un groupe de gens. Dix minutes plus tard elle revient et demande à son mec des sous pour offrir à boire à leurs amis. Le mec propose d'aller leur payer a boire et qu'elle attende dans la file. Il ne s'est pas écoulé cinq minutes que le voilà qui revient, et qu'il s'écrie: " Elle était bien bonne ta blague, ils sont morts de rire". La blonde étonnée lui demande de quoi il parle et le mec il répond que ce n'est pas vrai que les amis n'avaient pas d'argent et qu'en réalité ils savent payer. La blonde marque un temps, moi je me retourne, c'était trop gros. Calmement la blonde, en détachant les syllabes, lui explique qu'elle voulait leur offrir à boire parce que ça se fait. Moi j'éclate de rire et la blonde me dit: " Et après on dit que c'est moi la blonde "!

J'ai alors tenté d'imaginer la scène: le mec arrive chez leurs amis et leur dit, que comme ils n'ont pas d'argent, il va leur payer à boire. Les têtes des amis qui prennent de drôles d'expressions, le mec qui ne pige toujours pas, les amis qui éclatent de rire et puis le silence.

Après dans la file on a tous retrouvé nos mines d'enterrement.

12:05 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/06/2006

P'tain keske ça gratte!

 

Un jour je me sentirais obligée de raconter cette belle après-midi de juin quelque part près du Cap Blanc Nez. Combien ce fut romantique, combien ce fut bestiale. Comment son regard s'est posé sur moi et ce que j'ai pu ressentir à ce moment précis. La chaleur de son corps et la douceur de ses mains. Je me sentirais également obligée de prévenir mon interlocuteur de l'importance de bien se protéger.

Soyez gentils mes enfants, s'il vous prend l'envie de batifoler dans les prairies face aux lagons sous un doux soleil de cinq heures, pensez à vous munir d'une couverture, parce que sinon, les plantes urticantes risqueraient de vous laissez un souvenir bien moins agréable mais bien plus urticant. J'aurai aimé que ma grand-mère me prévienne à l'époque, ça m'aurait évité de courrir à la pharmacie boursouflée de la tête aux pieds pour obtenir quelques savants remèdes salvateurs.

 

00:42 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

12/06/2006

C'est trente centimes le pipi!

 

-        Il fait chaud hein !

-        Oui je meurs dans ma voiture !

-        Oh hier j’étais à la mer avec ma fieule et ma cousine. La petite elle voulais pas dormir évidemment ! Elle se lève toute seule maintenant, même qu’elle n’a que deux ans, alors évidemment à deux heures du matin, la petiote elle se lève et elle va jouer, c’est à cause de la chaleur hein ça ! Essayes seulement de la faire dormir qu’ils m’ont dit. Mais moi j’ai été la trouver hein et je lui ai dit : « tu vas dormir hein maintenant, avec moi ça ne marche pas les caprices hein ! Je ne reviendrai pas te voir hein ! Tu veux ton bibi ? ». Même pas cinq minutes après qu’elle s’est endormie la fiotte ! Ah ils étaient étonnés les cousins ! Les autres elles se sont endormies comme ça mais elle, il fallait savoir y faire. Oh mais quelle chaleur ! Mais moi j’ai mon ventilo !

-        Aller j’y vais, je reprends la route, bonne journée mademoiselle !

-        Ah oui, le pipi c’est trente centimes !

 

J’éviterai dorénavant de prendre l’autoroute les jours de grandes chaleurs et par la même occasion d’aller chier dans les resto-routes !

21:28 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/04/2006

Doom chapter six at the hospital

 

La clinique du Parc Léopold comporte deux bâtiment, le A et le B. Le passage de l'un à l'autre se fait par le deuxième sous-sol. Les couloirs sont longs et étroits.

Je ne sais pas si ce sont les services qui sont mal organisés ou si c'est habituels mais il faut emprunter trois ou quatre couloirs, deux ascenseurs et franchir une dizaine de portes dans les deux sens.

C'est dans un de ces couloirs au deuxième sous-sol que tout à basculé.

Un bruit sourd et je me cache derrière une porte ouverte. Les lumières s'éteignent et les gouttes de sueur perlent. Une ombre. C'est derrière cette porte que je trouve mon révolver. Je m'appuie sur le mur et une trappe cachée s'ouvre quasiment sans un bruit. Au bout de la pièce sombre, luit une armure de cent points de vie. Je l'enfile. Elle est lourde. Je reviens sur mes pas et je longe les murs de ce ce couloir interminable. Etait-il aussi long il y a dix minutes? On me tire dessus. D'ou vient-il? Derrière moi. Je fais volte face et vide mon chargeur. La créature s'effondre. Au bout du couloir une pièce. Au centre un promontoire avec une clé bleue. La porte bleue se trouve sur ma droite. Je l'ouvre. Putain une chiée de monstres hideux m'attendent derrière. Mes trois chargeurs ne suffisent pas. Je bat en retraite. Heureusement je trouve une pharmacie et cinq chargeurs. Plus déterminée que jamais, je reviens dans la pièce et je les massacres. Je trouve un shotgun dans un alcove ainsi que des munitions. Le coeur bat la chamade. Je suis perdue. Je sors mon plan. Il y a une grande salle à gauche. J'y trouve une clé jaune ainsi que cinq monstres. Je les astro-dégommes avec mon shotgun. Il y a du sang partout. La clé jaune permet d'ouvrir la porte jaune qui donne sur un couloir encore plus interminable que le précédent. Il faut que je marche sur une ligne très mince parce que de part et d'autre de cette ligne, coule de la matière radioactive. Trois monstres me tirent dessus, je prends une dose de pharmacie et je décharge mon shotgun sur eux. Au bout du couloir une pièce, j'y trouve le superblaster avec une autonomie de cinq heures. Moi je dis qu'ils vont tous crever. Devant moi s'ouvre une porte et derrière une porte d'ascenseur. J'y entre et appuie sur l'unique bouton. L'ascenseur s'ouvre sur une petite pièce. trois couloirs y débouchent. Lequel prendre? Mon plan n'est pas clair. Une ombre, je sursaute, je ne m'y attendait pas. Un seul monstre à eu raison de moi. Il m'assome. Je me réveille dans une pièce mal éclairée, je ne trouve plus mes armes. Un être décharnu à la peau verte me tient fermement le bras, le ragard menaçant. Un autre prépare une seringue. Le diamètre de l'aiguille est impressionnant. Ils rient, enfin ils grognent. Ils m'enfoncent l'aiguille dans le bras. Je hurle à la mort, je me débat. Et là le noir. Que s'est-il passé? Que m'ont ils fait?

 

Une prise de sang.

 

 

14:07 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

24/04/2006

Tintin à Paris

 

Samedi vingt-deux avril deux-milles six

Aliza:  mon frère c'est le champion des "Case Studies"

Lola: qu'est ce tu dis?

 

Dimanche vingt-trois avril deux-milles six

Aliza: il persévère

Lola: oui c'est vrai tu es hyper sévère avec ce gamin! C'est bien au moins il s'acharne à jouer au tennis même si il ne sait pas jouer

Aliza: c'est bien ce que je dis, il-per-sé-vère

Lolaqu'est ce tu dis?

Aliza: ca va Trifon Tournesol?

 

 

 

 

 

16:25 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

13/02/2006

Les enfants sont si mignons

Hakim, trois ans, m'emmène dans la chambre de ses parents. Il aime bien expliquer et détailler tous les objets. Il me parle de son lit, du lit de ses parents, de ses chaussures, et du papier d'emballage qui se trouve sur la table de nuit. Il m'explique que c'est quelque chose que son père prend quand il a mal à la tête. Quand il sera plus grand il faudra tout de même que je lui explique que les emballages de Dafalgan codéïne sont rouges et verts et non rouges et bleus et que surtout il n'y a pas marqué "Durex" dessus!

17:18 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

08/02/2006

Les bonbons font faire des cauchemards aux enfants

 

 

 

Sur le pas de la porte mon blond me dis aurevoir, il doit partir en mission.

Je suis dans une pièce sombre. Une grosse femme blonde installée devant une écran de contrôle me dit que si je veux sauver son coeur, il faut que je prenne sa place aux commandes. Je m'installe sur sa chaise et à l'écran apparaît mon blond. Je me retourne et la femme a disparu. Au début la situation m'amuse mais rapidement la nuit tombe. Je suis fatiguée mais le lit est déjà occupé par un homme. Il est habillé comme un chasseur et doit avoir une quarantaine d'années. Je lui demande de partir mais l'homme fait la sourde oreille. Je me couche près de lui en espérant que ma présence le dérange. Mais rien ne dérange cet homme répugnant. Il se met contre mon dos en "chien de fusil". Il me dit qu'il doit vomir et qu'il va le faire sur moi. Je lui pince fort les joues pour éloigner son visage et sa bouche de moi. Il me donne envie de vomir.

Je me réveille en sursaut. Mon blond est dans mon dos en "chien de fusil" et me serre contre lui.

J'ai eu peur alors je pleure.

12:41 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

23/01/2006

Lola a les boules

Pour une partie de billard réussie prenez deux personnes, un blond et une brune. Affirmez leur que vous jouer encore bien. Placez les boules dans le triangle dans un ordre très précis en disant à voix haute: "Voyez-vous, l'ordre à son importance". Commencez la première partie avec le blond, d'abord parce que vous l'aimez ensuite parce qu'il parait qu'il est vraiment nul. Cassez le jeu en prenant un air très sur de vous. Bien sur vous faites une fausse queue. Ne paniquez surtout pas et lachez d'une voix très calme: "bien ça faisait longtemps que je n'avais plus joué". Laissez la brune jouer. Laissez la manquer le trou. Montrez votre plus beau sourire hypocrite après que votre blond ait rentré deux boules d'affilées. N'oubliez pas de le féliciter parce que vous n'êtes pas mauvaise perdante et puis aussi parce que vous l'aimez, enfin jusque là vous l'aimiez. Au bout de la troisième partie alors que vous venez enfin d'en mettre une par le plus grand des hasards, n'oubliez pas de dire haut et fort: "Ah enfin, il était temps que je me réveille!" Terminez ces trois lamentables parties en disant: "Oh mon amour, c'est toi qui m'a déconcentrée, d'habitude je tue à ce jeu". Prenez sur vous quand la brune vous termine avec un: "j'en suis sure". Souriez, sortez votre portefeuille et payez, parce que ça au moins vous êtes capables de le faire.

11:25 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

17/01/2006

Je le à merveille néerlandais parler

Lola: Dag mijnheer, ik heb een afspraak met mijnheer M. maar ik ben te laat omdat er is veel auto op de snelweg en mijn boss is reeds met mijnheer M.

Monsieur le pompier à l'acceuil - Prononcez avec l'accent s'il vous plait - : Oh ya mademoiselle, ton patron est déjà là, viens avec moi on va trouver ton patron.

Lola: ah ya dank U

Monsieur le pompier à l'acceuil - Prononcez avec l'accent s'il vous plait - : Ah mais mademoiselle je crois que ton patron il est déjà fini avec monsieur M.

Lola: huhu! Votre français vaut largement mon néerlandais, je vous pardonne!

 

 

17:46 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

12/01/2006

Le manque de pot de Lola

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parce qu'il y a certains souvenirs d'enfance qui laissent des marques indélibiles, il faut que j'en parle pour ne plus y penser sans cesse.

 

Cela c'est passé il y a plus de vingt ans dans la salle-de-bain de ma mère.

A l'école la maîtresse avait tentée de nous expliquer comment on faisait les bébés. J'avais compris que le machin qui se trouve dans le slip des garçons, devenait tout dur au bout de quelques mois parce que la fille le touchait tout le temps et qu'à partir de ce moment là le machin dur pouvait rentrer dans le ventre de la fille, j'avais supposé le nombril. Ensuite la maîtresse a voulu nous faire croire que le ventre de la fille devenait gonflé et que après avoir poussé pendant des heures un bébé sortait de son pète.

 

De retour à la maison, maman m'a posée sur le pot pour que je puisse faire mon caca.

J'ai poussé pendant quelques minutes, ce qui m'a laissé le temps de réfléchir. J'ai eu des flashs: le petit garçon en vacances qui me collait à la piscine et mon ventre qui avait éffleuré son machin, mon ventre un peu gonflé - maman disait des bêtises, ce n'était pas de la constipation - les longues minutes que me prenait ce caca.

 

Et puis "plouf"

 

- Maman, maman vient vite mes enfants vont se noyer! 

 

16:25 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

26/12/2005

Chose à faire pour 2006

Cesser de faire des expériences culinaires parce que même le chat refuse de goûter et ne pas oublier d'envoyer une petite carte de remerciement à Pizza Hut qui a sauvé mon noël.

10:56 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

06/12/2005

La triste vérité: Lola ne tient pas l'alcool

- Virgine Hock - Hach O Cé Ka
- Oh comme le capitaine Haddock! Ah non, rien avoir!

11:53 Écrit par Lola dans Pathétismes | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |